Victor Frankenstein se cache dans une pièce sombre. Son cœur bat vite. Il pense à ce qu’il a créé. La créature est vivante. Victor a peur.
Il se souvient du moment où le Monstre a ouvert les yeux. Ce regard l’a terrifié. Il ressent un mélange de regret et de panique.
— Pourquoi ai-je fait cela ? s’interroge Victor, plein de doutes.
Il ne peut pas rester là. Victor doit voir ce que le Monstre fait. Alors, il sort prudemment de sa cachette.
En avançant lentement dans le couloir, il écoute chaque son. Il craint de croiser le Monstre. Son esprit est tourmenté par le souvenir de cette nuit fatidique.
En arrivant au laboratoire, Victor découvre que le Monstre n’est plus là. Il est parti, s’est échappé dans la nuit.
— Où es-tu ? murmure Victor, regardant autour de lui, inquiet.
Le laboratoire est silencieux. Il y a des signes de chaos, des objets renversés, des traces d’une quête de liberté.
Victor sent la peur grandir en lui. La douleur de la création le submerge. Son cœur est lourd de culpabilité et de confusion.
Pendant ce temps, le Monstre erre dans la ville, cherchant à comprendre. Tout est nouveau pour lui. Il regarde les maisons, les rues éclairées par la lumière des réverbères.
Les gens le regardent avec méfiance. Le Monstre lit la peur dans leurs yeux, sentant leur repoussoir à chaque pas qu’il fait.
— Pourquoi suis-je différent ? pense-t-il, désireux d’être accepté.
Cette nuit, le Monstre découvre l’isolement. Il se rend compte qu’il est seul dans un monde plein de vie.
Il se réfugie dans les bois, loin de la ville qui le rejette. Là, il découvre la nature, les arbres, les étoiles qui brillent dans la nuit.
Victor, lui, est en proie à des rêves agités. Il voit le visage du Monstre, écoute ses cris silencieux. La culpabilité le hante.
Un matin, il reçoit une lettre d’Elizabeth. Elle est inquiète. Victor la lit, se rappelant les moments où la vie était plus simple.
Il comprend qu’il doit retourner à Genève. Des larmes de désespoir piquent ses yeux. Il veut oublier cette nuit, cette création, mais il sait que c’est impossible.
— Quoique je fasse, mon destin est scellé, reconnaît-t-il, le regard perdu.
Le Monstre, lui, apprend à survivre dans la forêt. Il observe les animaux, fascinés par leur harmonie. Pourtant, un besoin d’approbation humaine persiste.
Il sent en lui une douleur croissante. Un besoin d’amour et de contact le pousse à explorer plus loin.
Victor quitte la ville en secret. Il espère que la distance l’aidera à apaiser son esprit tourmenté. Mais le visage de la créature reste toujours dans son esprit.
Alors que Victor fuit, le Monstre poursuit son propre chemin. Ils sont liés par un fil invisible, chacun cherchant son propre salut dans un monde plein de secrets et de solitudes.