Le lendemain de l’enterrement de sa mère, Meursault se réveille. Le soleil brille de nouveau. La chaleur est presque oppressante. Il se lève et regarde par la fenêtre. Il pense à sa mère, mais son esprit est ailleurs.
Meursault décide de sortir. Il laisse son appartement, sentant le besoin de bouger. Les rues sont déjà animées. Les voitures passent, les passants marchent rapidement. Il marche sans but précis, observant le monde autour de lui.
— Le monde continue, dit-il à voix basse.
Sur son chemin, il rencontre un voisin. C’est Céleste, le propriétaire du café où Meursault a l’habitude d’aller. Céleste le salue chaleureusement.
— Salut, Meursault ! Tu viens prendre un café ?
Meursault hésite, puis accepte. Ils s’assoient à une table à l’ombre. Céleste parle joyeusement de la vie, du café, des clients.
— La vie n’est pas facile, mais on continue, dit Céleste.
Meursault hoche la tête. Il écoute, mais ses pensées sont lointaines. Après un moment, Céleste doit retourner au travail et Meursault reste seul. Le café est animé, mais il se sent étrangement calme.
Un peu plus tard, Meursault continue sa promenade. Il passe devant la plage, un lieu qu’il aime bien. La mer est apaisante, le bruit des vagues le réconforte.
— Le son de la mer est agréable, pense-t-il.
Meursault s’assoit sur le sable chaud. Il regarde les familles jouer, les enfants rire. Tout semble loin, presque irréel.
Il reste là un moment, perdu dans ses pensées. Le soleil commence à descendre dans le ciel, créant des reflets dorés sur l’eau.
Finalement, Meursault se lève et retourne chez lui. En marchant, il se rend compte qu’il a faim. Il décide d’acheter quelque chose à manger.
En rentrant, il croise Salamano, un autre voisin. Salamano est un vieil homme avec un chien. Il semble toujours fâché, mais aujourd’hui il est silencieux.
— Bonsoir, Meursault, dit Salamano.
Meursault le salue. Salamano continue son chemin, tirant son chien derrière lui. Meursault pense à la routine de Salamano, toujours la même.
Dans son appartement, Meursault prépare un repas simple. Il la mange seul, en silence, repensant à la journée. Le temps semble s’écouler lentement, mais il ne ressent ni tristesse ni joie.
La soirée tombe. Meursault s’installe dans son fauteuil près de la fenêtre. Il regarde les étoiles apparaître une à une. La nuit est fraîche et calme. Meursault trouve un peu de répit dans cette tranquillité.
Avant de se coucher, il se rappelle son ancienne vie avec sa mère. Il se dit que beaucoup de choses ont changé, mais en même temps, pas grand-chose. Il se glisse dans son lit, prêt à affronter une nouvelle journée.