03 – La présence invisible

03 - La présence invisible

Un jour, quelque chose a changé. Chez moi, tout semblait pareil. Mais je ressentais une présence. Elle était invisible, silencieuse. Au début, je l’ignorais. Je continuais ma routine, mais l’impression restait.

Le matin, je préparais mon café. J’avais cette sensation, comme si quelqu’un me regardait. Le frisson sur ma peau était léger. Je suis sorti au jardin, l’air frais m’a calmé un peu. Pourtant, l’idée ne partait pas.

Mon voisin est passé voir comment j’allais. — Tu sembles préoccupé, m’a-t-il dit. Je ne savais pas quoi répondre. J’ai juste souri. — Peut-être que je me fais des idées, ai-je répondu. Il a haussé les épaules, est reparti.

Les nuits étaient les plus difficiles. Je me réveillais, sentant quelque chose dans la chambre. Je n’entendais rien, mais le sentiment était fort. Parfois, je voyais des ombres—mais il n’y avait rien.

J’ai commencé à noter ces sensations dans mon journal. Chaque jour, je décrivais ce que je ressentais. Cela m’aidait à comprendre, ou du moins essayer. Peut-être était-ce de l’imagination ? Je n’étais pas sûr.

Un matin, j’ai découvert du pain déplacé sur la table. C’était étrange. Je vivais seul, je ne comprenais pas. Pourtant, j’ai pensé que j’avais peut-être oublié. En moi, le doute grandissait.

Une nuit, le vent soufflait fort. La maison grognait, des bruits résonnaient. Je me levais souvent, inspectant les pièces. Tout semblait en ordre, pourtant je n’étais pas en paix.

Un soir, j’ai invité mon voisin. Nous avons bu du thé ensemble, parlé longtemps. Il a dit : — Peut-être que tu es fatigué, prends du repos. J’ai hoché la tête, espérant qu’il ait raison.

Je passais mes journées entre la lecture et l’observation. Les moindres sons, mouvements me troublaient. Tout était familier, pourtant différent. Une sensation que je ne pouvais expliquer.

Le jardin ne m’apaisait plus de la même manière. J’y allais moins souvent. Je regardais les fleurs depuis la fenêtre. L’air avait changé, semblait plus lourd.

Chaque soir devenait un combat avec moi-même. Je me disais que tout allait bien. Mais au fond, je doutais. Être seul devenait pesant.

Certaines journées, je dessinais ce que je ressentais. Les formes, les ombres. C’était mon exutoire, une façon de donner vie à l’invisible. Pourtant, je voulais comprendre.

Quand le soir venait, je m’efforçais de repousser les pensées. Je regardais le coucher du soleil, je me concentrais sur sa beauté. Mais la présence était là, silencieuse, constante.

Les jours passaient, la routine reprenait. Cependant, rien ne changeait vraiment. Toujours cette étrange compagnie, dans l’air, dans mes pensées. Je restais patient, espérant une explication.

Carrito de compra
  • Tu carrito está vacío.
Scroll al inicio